Jardin de Métis, Canada, 2026-2027
Projet en collaboration avec Natacha Perez Gokelaere
et Aurélie Le Nevé
Proposition d'un jardin contemporain pour la participation au Festival international de jardins et sa 28ème édition, Rendre visible(s) : Géographies alternatives.
La sylviculture du pin révèle des tensions contradictoires entre la préservation des paysages, de leur biodiversité, et les exigences de l’exploitation forestière. Sa monoculture intensive répond à une logique de production de masse destinée à répondre aux multiples usages du bois. Parallèlement, le pin occupe une place centrale dans des stratégies controversées de reforestation. Certaines essences de pin, bien que inflammables, possèdent une capacité rapide de régénération, révélant ainsi l’ambivalence de ses relations aux perturbations environnementales. À la fois ressource exploitée et élément du patrimoine, le pin incarne les tensions entre valorisation économique et préservation du vivant.
L’installation transpose ces tensions à l’échelle d’un jardin. Une cabane en pin enferme une forêt composée de semis de la même espèce. En son centre, une plateforme surélevée permet de surplomber les jeunes plants, évoquant un regard panoptique sur le vivant. Le visiteur dépasse ainsi les limites de la cage et découvre également les épicéas des jardins de Métis. Le dispositif articule ainsi plusieurs échelles, du semis au paysage, et interroge les manières dont les humains organisent, exploitent et mettent en scène le végétal.